Rainforest Alliance/Tourisme

Tourisme durable sur l’île de Roatán, dans les Caraïbes

C’est juste une question de temps avant que Roatán, une île du Honduras, dans la mer des Caraïbes, ne devienne une destination touristique. L’île entourée d’une barrière de corail à couper le souffle, constitue une Mecque pour les amateurs de plongée. Ajoutez à ce tableau de splendides plages de sable blanc, la forêt tropicale, la mangrove et une mer cristalline et vous vous y précipitez immédiatement ! L’an dernier, un million de voyageurs ont visité l’île, ce qui représente 100 000 fois plus qu’il y a quinze ans. Alors comment conserver ce bout paradis intact ?

Malgré un nombre croissant de voyageurs sur l'île, le tourisme à Roatán reste faible. Crédit Photo : MARTI

Malgré un nombre croissant de voyageurs sur l’île de Roatán, le tourisme reste faible. Crédit Photo : MARTI

Même si Roatán n’est pas exactement urbanisé par le développement du tourisme, – plus de la moitié de l’île est recouverte de forêt tropicale et vous pouvez encore jouir de grandes étendues de plages désertes -, la croissance du tourisme est toutefois suffisante pour menacer les ressources naturelles uniques de l’île. On y coupe les forêts pour la construction d’hôtels, la pollution de l’eau menace les récifs coralliens et l’augmentation du nombre de touristes entraîne de plus en plus de production de déchets et de circulation automobile.

L’industrie du tourisme

Par conséquent, plusieurs groupes locaux de défense de l’environnement se sont réunis pour soutenir une industrie du tourisme de l’île mais selon un développement durable. Depuis 2012, Roatán Geotourism Stewardship Council, Go Blue Central America Geotourism MapGuide, Coral Reef Alliance et l’Initiative du Tourisme du récif méso-américain (MARTI), ainsi que plus de 450 personnels formés au développement durable, ont travaillé avec 80 entreprises à une gestion plus durable de leurs activités. Ce qui représente environ la moitié de l’industrie touristique de Roatán.

La fragile barrière de corail au large de la côte de l'île de Roatán. Crédit photo : MARTI.

La fragile barrière de corail au large de la côte de l’île de Roatán. Crédit photo : MARTI.

Outil d’évaluation

Un nouvel outil d’évaluation, développé en collaboration avec Rainforest Alliance, permet maintenant de mieux étudier le fonctionnement des acteurs du tourisme (restaurants, hôtels, boutiques de plongée et autres professionnels) dans le domaine de la durabilité à Roatán et dans les autres îles de la baie. « Cet outil nous permet de mesurer l’impact environnemental des entreprises locales », explique Manlio Martínez, directeur du Roatán Geotourism Stewardship Council. « Alors, nous pouvons contrôler par des preuves tangibles les changements que les entreprises ont mis en place et déterminer s’ils sont suffisants. »

C’est, selon M. Martinez, un grand pas en avant, d’autant plus que le concept de développement durable est assez nouveau à Roatán. Jusqu’à récemment, la plupart des entreprises et des particuliers ne connaissaient ni leur consommation en eau ni en électricité. Alors, on ne savait pas ce que ces consommations représentaient exactement. Le recyclage était aussi une pratique que personne ne connaissait, et la protection de la barrière de corail n’était pas une priorité – les habitants ne savaient même pas ce qu’est un récif corallien », déclare M. Martinez.

Le tourisme durable

Barbara Wastart a déménagé il y a neuf ans des États-Unis pour ouvrir le Upachaya Eco-Lodge & Wellness Resort. Ce lodge est un hôtel dans une réserve naturelle d’un hectare. Elle a pu observé ces dernières années un changement de comportement dans la population de l’île concernant l’éco-responsabilité. « Ils commencent à ouvrir les yeux sur leur propre empreinte. Nous, professionnels du tourisme, travaillons en étroite collaboration avec le parc marin de Roatán. Nous nous soucions de la gestion de nos déchets et des activités illégales pour que le braconnage diminue. Nous sommes de plus en plus engagés dans l’environnement ».

Barbara Wastart, propriétaire du Upachaya Lodge.

Barbara Wastart, propriétaire du Upachaya Lodge.

La protection de notre environnement est bon pour nos affaires, ajoute Mme Wastart. « Il contribue à rendre notre île encore plus attrayante et développe le nombre de voyageurs qui recherchent une destination de tourisme durable. Roatán est différente des autres îles : vous y venez vraiment pour admirer les ressources naturelles. Nous avons besoin de préserver l’île par un développement durable et un tourisme à petite échelle ».

Le Upachaya Lodge

Le Upachaya Lodge

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