Cacao

Comment faire du savon à partir de résidus de cacao ?

La certification aide les agriculteurs à améliorer leurs opérations et à développer un moyen de subsistance durable pour leurs familles et leurs communautés. Une part importante de ce processus réside dans l’autonomisation des femmes en leur proposant de développer de nouvelles activités pour compléter leurs revenus. Par exemple, fabriquer du savon en utilisant les restes des fruits de cacao.

Cette source de revenu alternative permet aux agricultrices de gagner une indépendance financière pour gérer leurs ménages et mieux prendre soin de leurs enfants.

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A l’Institut de recherche du cacao du Ghana (Cocoa Research Institute of Ghana, CRIG), les femmes sont formées à l’art de la fabrication du savon. Cela fait partie du projet de vie de la famille, qui est parrainé par le chocolatier suisse Läderach AG. En collaboration avec Rainforest Alliance, les femmes sont formées aux méthodes de fabrication artisanale classiques, pour extraire l’hydroxyde de potassium des cabosses vides et faire du savon.

L’objectif est d’introduire des méthodes de fabrication de savon nouvellement améliorées en utilisant les pratiques locales  qui sont familières aux stagiaires et à leurs communautés. Ainsi, quand ces femmes retournent dans leurs communautés, elles peuvent utiliser ces méthodes conventionnelles et apprendre aux autres femmes.

Ces femmes disent préférer avoir une activité alternative qui assure un revenu régulier plutôt que de dépendre uniquement des revenus de la culture du cacao, qui sont saisonniers.

Rencontrons ici plusieurs participantes de ce programme de formation et découvrons ce qu’elles attendent de ce projet :

Esther Adobea, 48 ans, enseignante et agricultrice              

Esther travaille comme enseignante dans une école privée et elle a aussi une plantation de cacao, héritée de sa mère. Les revenus de la culture du cacao complètent son salaire d’enseignante, lui permettant ainsi d’élever ses cinq enfants. Elle est heureuse et reconnaissante de participer au programme de formation de fabrication du savon. Avec les connaissances acquises, elle espère mobiliser les femmes de sa communauté pour produire de la potasse en quantité suffisante et développer une réelle activité commerciale. Avec une bonne mise en place et de la publicité, elles pourront ainsi attirer des fabricants de savon intéressés d’acheter leur potasse.

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Suzzy Koranteng, 32 ans, agricultrice
Suzzy est mère de trois enfants et travaille avec son mari, Richard Tetteh, à la ferme. Elle est heureuse de pouvoir bénéficier de la formation sur le savon. Suzzy a été choisi par sa communauté pour les représenter. Elle espère acquérir de nouvelles compétences et connaissances qu’elle partagera à son retour avec les autres femmes du village. Elle espère également que les promoteurs de ce projet pourront les aider à l’achat d’un four. Cela leur faciliterait l’extraction de la potasse à partir des restes des fruits de cacao et leur permettrait d’en obtenir en quantités commerciales.

Salomey Antwi, 30 ans, entrepreneuse
Avec la vente de produits cosmétiques en petites quantités, Salomey contribue aux moyens de subsistance de son ménage composé de son mari et de ses trois enfants. Comme elle détermine le fonctionnement de sa petite entreprise à son propre rythme, elle est également en mesure d’aider son mari à la ferme. Elle est heureuse de pouvoir ajouter un nouveau produit à son actif grâce à la formation sur la fabrication du savon. Salomey voit cette nouvelle fabrication comme une belle combinaison : on peut vendre du savon dans le cadre d’une activité commerciale et l’utiliser pour les besoins de la famille, économisant ainsi l’argent du ménage. Elle pense être en mesure de combler l’écart de revenu, existant en dehors de la saison de récolte de cacao, grâce à la production de savon. Avec ces nouvelles compétences Salomey espère gagner de l’argent tout au long de l’année.

Confort Agyei, 36 ans, entrepreneuse

Confort a cinq enfants et vit avec son mari à Twifo Praso. Elle soutient que le déménagement était nécessaire pour permettre à ses enfants d’avoir accès à une bonne éducation. Alors que ses enfants sont à l’école et son mari travaille comme employé de bureau dans l’industrie du cacao, Comfort vend de l’eau potable pour compléter le revenu familial. Elle espère cesser vendre de l’eau et se consacrer davantage à la fabrication de savon pour gagner plus d’argent et soutenir sa famille.

Mercy Arko, 50 ans, agricultrice                                                   

Mercy était la seule femme dans le groupe à se consacrer déjà à la fabrication artisanale et à la vente de savon. Elle était aussi la seule ayant les connaissances nécessaires au processus de fabrication du savon. Voilà pourquoi elle a été, dans la formation, une grande aide pour les autres femmes, leur expliquant le processus de fabrication du savon et les guidant dans les procédés. Mercy est veuve avec six enfants en âge scolaire. En parallèle à la culture du cacao, elle cultive aussi toutes sortes de légumes, comme les tomates, les poivrons et les aubergines qu’elle vend quand la saison de cacao est terminée. Elle espère, quand elle retournera au village, que la formation sur la fabrication du savon lui aura apporté de nouvelles connaissances pour développer sa propre activité de fabrication et aussi pour former à leur tour les jeunes femmes de sa communauté.

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