Cacao/Rainforest Alliance

Comment les « champs-écoles » changent la vie des cacaoculteurs ?

La demande mondiale de cacao durable entraîne une transformation au niveau local

Dans ce deuxième blog de notre série sur le Ghana, Marcus Schaefer visite un « champs-école ». Il y rencontre des producteurs de cacao et leur demande ce que ce travail sur le terrain avec Rainforest Alliance signifie pour eux.

En 2012, le nombre de plantations de cacao certifiées Rainforest Alliance a augmenté de plus de 300% atteignant près de 200 000. Le moteur essentiel de ce fort développement est dû à l’engagement des industriels du chocolat à s’approvisionner en cacao durable. Aujourd’hui, les entreprises, les institutions publiques, les différents programmes de l’ONU – , les agences de développement et les gouvernements nationaux collaborent afin d’aider les cacaoculteurs à transformer leurs pratiques d’utilisation des terres vers des méthodes plus durables.

L’une des principales raisons pour lesquelles les entreprises s’engagent dans ce projet est de sécuriser leurs approvisionnements de cacao dans le futur. La demande mondiale augmente chaque année, alors qu’en même temps de nombreux agriculteurs de Côte d’Ivoire et du Ghana, produisant la majorité du cacao dans le monde, voient leurs rendements et rentabilité baissés en raison du changement climatique et de mauvaises pratiques agricoles.

Atteindre des centaines et des milliers de paysans est une tâche énorme. C’est pourquoi Rainforest Alliance a créé les « champs-école » dédiés aux cacaoculteurs afin de réaliser un changement durable en leur enseignant de meilleures pratiques agricoles telles que des conditions de travail dignes pour leurs travailleurs, la protection de leur environnement et l’amélioration de leurs rendements et de la qualité de leurs récoltes.

Lorsque j’ai visité un « champs-école » dans le village d’Eteso, les thèmes de la journée portaient sur le travail des enfants et sur comment prendre soin des cabosses et des fèves de cacao après la récolte.

En parlant avec les participants, il était clair que tous convenaient que le programme leur avait apporté de grands bénéfices et que le problème commun concernait leur manque de connaissances. Asante Nkuah William expliquait que grâce à Rainforest Alliance, il est devenu un meilleur producteur de cacao.

 » La plus grande différence pour moi, c’est d’avoir triplé mes rendements. J’ai changé beaucoup de mes pratiques. Je taille les arbres différemment, j’utilise les engrais à bon escient et j’ai cessé d’employer de mauvais pesticides. Avant Rainforest Alliance, j’achetais ce que notre concessionnaire local me disait d’utiliser, ce qui n’allait pas. « 

Asante a remplacé les cacaoyers les plus anciens et les moins productifs de sa ferme par des nouveaux. Dans le même temps, il a planté des arbres d’ombrage à croissance rapide qui protègent ses nouveaux cacaoyers du soleil.

 » Quand il est temps de remplacer les cacaoyers, je peux aussi couper les arbres d’ombrage et vendre le bois, ce qui me donne une autre source de revenus « , explique Asante Nkuah William.  » J’ai une très bonne vie ici, mes trois enfants vont à l’école, ce qui est la chose la plus importante. C’est mon assurance si la plantation de cacao devait faillir dans le futur « .

Le changement climatique est un gros problème pour les producteurs de cacao et l’un des aspects important du travail de Rainforest Alliance est d’aider les agriculteurs à s’adapter à l’évolution des conditions climatiques. On promeut les projets d’agroforesterie, les arbres sont plantés plus haut dans les plantations afin de faire de l’ombre et protéger les cacaoyers du soleil très chaud. Les arbres d’ombrage aident également à réduire l’érosion des sols et améliore leur qualité en retenant plus d’eau, de carbone et d’azote. Cela peut réduire le besoin en engrais et également augmenter les stocks de carbone.

Teresa Baido explique qu’avant de rejoindre le programme elle ne savait pas comment le changement climatique affectait sa ferme, ni en quoi les arbres d’ombrage jouent un rôle important pour obtenir une plus grande récolte, de meilleure qualité.

«Avant ce projet, je ne savais pas comment appliquer efficacement les engrais. Puis, j’ai récolté 7 à 8 sacs dans ma ferme, aujourd’hui je récolte 15 sacs « , déclare Thérèse Baido. «J’ai appris à utiliser les engrais de la manière la plus efficace pour la nature et pour maintenir un rendement plus élevé de mes cultures. « 

Thérèse a quatre filles et trois garçons. Les plus âgés n’ont pas fréquenté l’école mais l’ont aidé à la ferme.

«Avant, les aînés m’aidaient à la ferme pour ouvrir les cabosses à la machette. Maintenant, je sais qu’il est dangereux pour les enfants de le faire », explique Teresa Baido.  » Mes plus jeunes enfants vont à l’école et je suis heureuse pour eux. L’école leur permettra de choisir un autre métier s’ils veulent « .

Dans le prochain blog sur le Ghana, Marcus expliquera l’importance de l’ombre et la mise en œuvre du programme d’agroforesterie.

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